IA
Anthropic intègre Claude à Google Docs, Sheets et Slides, en bêta pour les abonnés payants
Le 6 octobre 2026, Anthropic a lancé en bêta publique Claude for Google Workspace, un module complémentaire réservé aux forfaits payants de Claude. Il s’installe depuis la place de marché Google Workspace et ouvre un panneau latéral dans Docs, Sheets et Slides. Dans Docs, Claude peut corriger une phrase ou reprendre un titre sans casser la mise en forme ; dans Sheets, écrire des formules et construire des tableaux ; dans Slides, créer de nouvelles diapositives à partir des mises en page et thèmes du document. Par défaut, chaque modification doit être approuvée avant d’être appliquée. Anthropic ajoute aussi des connecteurs Docs, Sheets et Slides, en bêta, pour créer et modifier ces fichiers depuis Claude.
Ce que ça change pour vousPour une entreprise qui travaille déjà sous Google Workspace, l’assistant agit dans le fichier lui-même au lieu de passer par des copier-coller. Le mode d’approbation par défaut permet de garder la main, mais l’outil touche directement vos documents : il faut décider qui y a accès.
À faire cette semaineÀ faire cette semaine : si vous utilisez Google Workspace, vérifiez dans la console d’administration qui peut installer des modules complémentaires de la place de marché, et testez l’outil sur une copie de document avant tout fichier sensible.
Sources : Claude (Anthropic) · 9to5Google · iPhone in Canada
Cybersécurité
Windows 11 : Microsoft rend disponibles ses conteneurs pour limiter ce que les agents IA peuvent faire sur un PC
Le 7 octobre 2026, lors de son événement Windows et Surface à San Francisco, Microsoft a annoncé la disponibilité générale sur Windows 11 de Microsoft Execution Containers (MXC). Ce dispositif permet de définir ce qu’un agent IA a le droit de toucher sur le poste (fichiers, réseau, autres fonctions de Windows), et Windows fait respecter ces limites pendant l’exécution. Des agents de programmation comme Codex d’OpenAI ou GitHub Copilot le prennent déjà en charge. Microsoft indique que d’autres briques arriveront « bientôt », sans date : la distinction, via Microsoft Entra, entre l’activité d’un agent et celle de l’utilisateur, et une stratégie Intune pour gérer ces conteneurs.
Ce que ça change pour vousLes agents IA qui agissent sur un ordinateur peuvent lire, modifier ou envoyer des fichiers. Un cadre fourni par le système lui-même permet de restreindre leur périmètre, mais les outils de gestion centralisée ne sont pas encore disponibles : la prudence reste de mise sur les postes qui contiennent des données sensibles.
À faire cette semaineÀ faire cette semaine : recensez les assistants ou agents IA installés sur les postes de l’entreprise et demandez à votre prestataire informatique quels dossiers et accès réseau ils peuvent atteindre.
Sources : Microsoft – Windows Developer Blog · Neowin · Windows Report
Agents IA qui pilotent l’ordinateur →
Réglementation
Omnibus numérique : pas d’accord entre États membres le 7 octobre, nouvelle discussion prévue dimanche
Le mercredi 7 octobre 2026, les représentants permanents des États membres (Coreper) devaient arrêter la position du Conseil de l’UE sur l’omnibus numérique, le texte qui simplifie notamment le RGPD et le Data Act, en vue des négociations avec le Parlement européen. Aucun accord n’a été trouvé : l’Allemagne conteste les dispositions sur la protection des secrets d’affaires dans le Data Act. Les ambassadeurs doivent réexaminer le texte le dimanche 11 octobre.
Ce que ça change pour vousLes allègements annoncés pour le RGPD et le Data Act ne sont pas encore arrêtés : le texte doit encore passer par le Conseil puis par la négociation avec le Parlement européen. D’ici là, les règles actuelles continuent de s’appliquer à votre entreprise.
À faire cette semaineÀ faire cette semaine : ne suspendez aucune démarche RGPD en attendant ce texte ; tenez simplement à jour votre registre des traitements et la liste de vos sous-traitants.
Sources : Agence Europe · MLex
Données
Fuite de données : la CNIL précise dans quels cas les victimes peuvent être indemnisées
Début octobre 2026, la CNIL a publié une fiche sur l’indemnisation des personnes touchées par une violation de données personnelles. Une fuite ne donne pas droit automatiquement à réparation : il faut un manquement au RGPD (par exemple une sécurité insuffisante), un préjudice réel, matériel ou moral, et un lien de causalité entre les deux. La crainte d’un usage abusif de ses données peut constituer un préjudice moral. La CNIL ne verse pas d’indemnités : la demande se fait devant un juge. Pour faire valoir ses droits, mieux vaut conserver la notification reçue, les messages suspects, les justificatifs de dépenses et la liste datée de leurs démarches.
Ce que ça change pour vousSi vous détenez des données de clients, de salariés ou de patients, une fuite causée par une sécurité insuffisante peut vous exposer à des demandes d’indemnisation devant le juge, en plus d’éventuelles suites de la CNIL. La qualité de vos mesures de sécurité pèse directement dans ce cas.
À faire cette semaineÀ faire cette semaine : vérifiez que vous savez notifier une violation de données à la CNIL et prévenir les personnes concernées, et interrogez votre assureur sur la couverture du risque cyber.
Sources : CNIL · Selectra · FrenchBreaches